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Biographie
Marc Thouy est né à Montauban dans les années 50.
Attiré
très tôt par le dessin, il le pratique assidûment
pendant toute sa jeunesse dans l'indifférence d'un
milieu familial, totalement fermé à l'art.C'est donc
tardivement et devenu autonome, qu'il retournera à sa
vocation et entrera aux Arts décoratifs de Nice. Il y prépare
une formation de décorateur de théâtre, bien que peu
attiré par la scène, mais l'Atelier dirigé par Igor
Gaglio, lui semble être le plus riche d'enseignements. Thouy est fasciné par la virtuosité des grands maîtres comme Rubens, Rembrandt et Vélasquez. Il aime que la peinture parle de la vie, tout simplement, de sa beauté, de son mystère. Il sent confusément que le juste équilibre se trouve entre la vision rigoureuse, parfois austère des grands classiques et la spontanéité des impressionnistes. Des peintres comme Delacroix, Manet, Renoir, lui semblent être à la plénitude de cet équilibre. Thouy ne pense pas que peindre consiste à réinventer la peinture à chaque génération, comme s'il fallait marcher sur la tête, juste pour ne pas faire comme ses ancêtres. C'est pour lui une attitude aussi prétentieuse que puérile qui prétendrait que la forme est bien plus importante que le fond. Il aime porter sur la vie et les choses un regard humble et serein et redécouvrir les sensations simples qui font la magie de l'enfance, où une flaque d'eau, une pomme, une coccinelle, un arbre ou une feuille, suffisent à faire rêver. Voir la beauté, tenter de la restituer, clamer qu'elle est partout, justifient pleinement à ses yeux le fait de toucher des pinceaux. Assoiffé de quiétude, de silence, c'est par la nature morte que THOUY a entrepris le dialogue avec la lumiére. Il très vite cessé de peindre d'après modèle, comprenant que la réalité physique d'un objet est d'un intérêt limité. "Le sujet n'a l'importance que des émotions qu'il déclenche, sa restitution fidèle ne m'intéresse pas, seul compte le souvenir de l'ambiance à laquelle il a participé. Mon but n'est pas d'accumuler des témoignages figés sur une toile, mais de faire ressurgir, si possible, ce qu'il y a de tendre en nous, de chaleureux. Quand une personne est touchée par une de mes toiles, c'est comme si elle m'invitait à pénétrer dans son intimité. Elle partage avec moi un sentiment qui a à voir avec la fraternité... Et ça me suffit." |
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